Un budget rejeté, un maire acculé à la démission, et Meylan plongé dans l’immobilisme.

Un nouveau conseil municipal a été réuni le 3 avril pour voter le budget qui avait été rejeté une 1ère fois le 20 mars dernier.

Le budget a été de nouveau rejeté et la commune se retrouve donc sans budget. La commune va donc être mise sous « tutelle préfectorale » après examen par la cour régionale des comptes.

Le maire a tout d’abord tenté un coup de poker au début du conseil, en annonçant sa démission et l’élection d’un nouveau maire le 4 septembre prochain. Voulait-  il  ainsi convaincre les « putschistes » de voter son budget ? Ces derniers ont demandé sa démission sur le champ, ce qu’il a refusé. Ils ont donc voté contre.
Nous aurons donc, si le maire tient sa parole, l’élection d’un nouveau maire le 4 septembre prochain. Ca sera la 3ème élection de maire en 3 ans. Damien Guiguet a aussi annoncé qu’il serait candidat à sa succession.

 

Les échanges nous ont permis d’apprendre que :
– le maire aurait empêché les fermetures du CINE et de la bibliothèque du haut Meylan demandées par les putschistes.
– le maire aurait fait embaucher 16 personnes dans le personnel municipal sans en parler à personne,
– le maire serait intervenu dans une affaire « trouble » sur un terrain avenue de Chamrousse,
– les retards, délais et absences des élus et du maire dans la conduite des projets municipaux soit par calcul politique, soit par incompétence…
… et de nombreux autres sous-entendus incompréhensibles, en particulier sur la politique culturelle et les bibliothèques communales…

La division et les règlements de compte de la majorité de droite conduisent à l’immobilisme communal. L’intérêt général de la commune passe clairement au second plan.
La majorité irresponsable, occupée à se quereller, néglige la modernisation de notre ville et nos intérêts dans la construction métropolitaine.

La commune étant sans budget, nous avons décidé de ne pas prendre part aux votes de toutes délibérations soumises au conseil qui induisaient des flux financiers. Nous attendrons que le préfet installe le nouveau cadre budgétaire pour les voter.
Pour les autres délibérations, nous avons voté selon nos convictions politiques et l’intérêt des Meylanais sans prendre parti dans les disputes stériles de la droite.
Nous sommes parfaitement conscients d’être pris en otage entre des élus putschistes qui veulent la démission du maire à tout prix et imposent le blocage par un vote contre systématique… et le maire qui a besoin des voix de son opposition pour prouver que la commune fonctionne malgré les putschistes pourtant majoritaires dans l’ex majorité.
Cette situation est inacceptable sur le long terme et nous demandons donc, de nouveau, la démission du conseil municipal et l’organisation d’élections pour que les Meylanais puissent en finir avec les élus de la liste « Tardy », complices de l’ancienne maire condamnée, aveuglés par leurs pratiques, qui ne respectent ni leur mandat communal, ni les intérêts de la commune et des Meylanais.