Réunion d’échange avec les élus AIMEylan

Les élus d’AIMEylan organisent une réunion publique d’échange, à laquelle vous êtes cordialement invités, le jeudi 27 septembre 2018 à 20h30 à la salle audiovisuelle des Ayguinards (en face de la place de la Louisiane).
Retrouvez ici le journal n°4 des élus d’AIMEylan distribué dans les boîtes aux lettres des Meylanais.

Question au conseil municipal du 8 février : Échec de la politique communale de sécurité

Échec de la politique communale de sécurité
Depuis deux ans, ce n’est pas moins de sept incendies volontaires sur des bâtiments communaux qui ont eu lieu, sans parler des feux de bacs à déchets qui se sont intensifiés ces derniers mois. Ces faits sont le marqueur de l’échec de la politique municipale en terme de sécurité, pourtant annoncée comme première priorité de la majorité depuis 2014.

Des actes criminels
Nous dénonçons fermement les actes criminels d’incendies volontaires sur le gymnase des Buclos et la bibliothèque Mi-plaine survenus dans la nuit du 26 janvier. Ces deux équipements publics sont aujourd’hui fermés, ce qui entraine la fermeture des services et des activités scolaires et associatives. Ce sont donc au final, les enfants et les adultes usagers de ces structures qui se trouvent pénalisés, mais aussi les employés municipaux, les salariés et les bénévoles des associations qui sont contraints à des contorsions pour continuer à travailler au service des Meylanais.
Sans compter que l’argent et l’énergie, nécessaires pour reconstruire ces équipements, ne pourront plus être investis sur l’amélioration des services aux Meylanais.

Un changement de la politique de sécurité depuis 2014
L’élection du nouveau maire en 2015 vient renforcer l’aspect répressif de la politique de sécurité à Meylan. Ainsi, symboliquement, lors de son premier conseil municipal, le maire a annoncé, sans aucune concertation, l’armement de la police municipale. Pourtant, il est connu qu’une politique de sécurité cohérente et efficace s’appuie sur deux pans indissociables : la prévention et la répression.

Une répression renforcée
A nos yeux, la politique de répression a connu des développements avec un discours politique fermé, la mise en place de la vidéo-surveillance, une police municipale d’abord plus musclée, puis maintenant armée. De ce fait, la sécurité abandonne peu à peu ses missions de proximité, de dialogue, de lien social, d’éducation et de présence auprès des habitants, sans oublier les plaintes récentes de Meylanais qui se sont sentis heurtés dans leur relation avec la police municipale.

Une prévention abandonnée
Dans le même temps, la politique de prévention est affaiblie. Le groupe de prévention du comité local de la sécurité et de la prévention de la délinquance (CLSPD) n’a pas été réuni depuis 2013. Ainsi la commune n’assure plus la coordination des acteurs de la prévention (commune, état, écoles, collèges et lycées, associations, unions de quartier). La convention municipale avec l’APASE (Association pour la Promotion de l’Action Socio-Educative) qui permettait l’action de deux médiateurs dans la commune, a pris fin sans prolongement.

La nécessité d’une politique équilibrée
Ces incendies volontaires sont-ils le résultat de ce changement ? L’escalade entre la répression et la délinquance, sans aucune médiation pour amorcer le dialogue, peut conduire à la catastrophe. Il est toujours difficile de mesurer l’efficacité de la médiation et d’éducateurs spécialisés, prévention qui agit en amont, sans bruit et sans visibilité. Mais la violence des derniers événements est sans doute un indicateur de l’importance et de la nécessité de la prévention.
Aujourd’hui, la gendarmerie doit enquêter et arrêter les coupables, la justice doit condamner ces criminels qui, par leurs incendies volontaires, mettent en danger la vie des citoyens et détruisent le bien collectif.
La commune doit sans délai reprendre son rôle de prévention qui participe à la sécurité de tous, son rôle de médiation qui permet de réduire les conflits et les violences dans notre ville.

Quand allez-vous réunir le groupe de prévention du CLSPD pour élaborer une politique communale de prévention?

 

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Quelle politique jeunesse à Meylan ?

Intervention de C. Refour,
 conseillère municipale AIMEylan lors du débat d’orientation budgétaire (DOB) du conseil municipal du 8 Février 2016

Que propose le DOB aux 15/24 ans pour l’année à venir ?  « poursuite des actions en direction de la jeunesse ». C’est un peu court, un peu creux et plutôt irresponsable pour une commune comme Meylan qui désinvestit année après année  le champ de la politique jeunesse. Alors que nous constatons chaque jour les effets des difficultés économiques, de l’instabilité sociale de la perte de repères comment est-il possible de ne pas porter une attention toute particulière à notre jeunesse ?

Et ne ramenons pas le débat sur la question des moyens car il suffit de chercher un peu autour de Meylan pour voir que bcp de communes ont une vraie vision pour leur jeunesse.

Quel est l’intérêt d’un politique jeunesse cohérente et durable?

  • reconnaitre la place des jeunes place ds la ville
  • les accompagner dans leur désir d’autonomie
  • es accompagner ds leur éducation (beaucoup de familles monoparentales à Meylan, certaines en grande difficultés)
  • en faire des citoyens par un apprentissage constant des règles de la République (ou on pourrait revenir sur la mission de prévention de la police municipale !)
  • les accompagner ds leur parcours d’insertion (20% des 15/24 ans Meylanais sont au chômage)
  • prévenir le décrochage scolaire (abandon en fin de 2de…)

Que peut-on faire à Meylan ? Quelques idées :

  • Espace d’aide à la parentalité qui concerne aussi les parents des + de 15 ans
  • Accompagnement scolaire à intensifier au collège (aide aux devoirs du soir/ convention avec les collèges, le lycée / animatreurs du périscolaire ?)
  • Repérage via les associations de loisirs des jeunes qui se désocialisent
  • Repérage via l’élu au lycée du décrochage scolaire
  • un accès privilégié à l’œuvre culturel dans le prolongement du chéquier jeune isérois. Un accès gratuit aux bibliothèques sur les oeuvres des plus de 12 ans.

une visibilité et d’un engagement de la mairie qui pourrait passer par :

  • Cérémonie de la citoyenneté à 18 ans avec remise de la carte électorale
  • Formation aux 1ers secours proposée  par la commune
  • ne com plus efficace sur les chantiers jeunes (encore faudrait-il en financer?) et les dispositifs tels que les services civiques
  • Une meilleure visibilité de la mission locale
  • Des rappels à la loi par le maire en cas de besoin et des TIG encadrés par les agents volontaires
  • La participation active des agents de la police municipale dans ce dispositif de prévention

Comment?

En menant une politique de prévention volontaire dont l’outil indispensable est l’éducateur, pas un animateur, pas un médiateur, mais un professionnel du dialogue et de la jeunesse, il est le maillon qui manque. Meylan doit faire le pari de la socialisation de tous ses jeunes et doit s’en donner les moyens.

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Une politique de soutien aux associations
Le DOB dit « poursuite de la réflexion… ». Quelle réflexion poursuit-on? En a t-on commencé une? Comment se fait-il qu’en cette année de transition avec la Métro la commune n’en profite pas pour élaborer des projets et surtout une remise à plat des critères d’attributions des subventions aux asso. Les meylanais doivent savoir pourquoi telle asso a tant et telle autre + ou- . les asso doivent savoir sur quels critères leur sub est versée, la commune doit communiquer sur des critères clairs et transparents

Comme par exemple :

  • Une grille de tarification sociale pour les adhésions
  • Des créneaux et cours en loisirs obligatoires (des fois réduits à peau de chagrin au détriment des groupes de compét)
  • Des inscriptions au trimestre ou au mois, en cours d’année pour des publics en lien avec le CCAS
  • Des places réservées pour des publics fragiles

[Analyse des Besoins Sociaux (ABS) p21 : nous devons nous questionner sur le coût des activités extrascolaires pour les familles monoparentales ou nombreuses.  ABS p44 : il y a à Meylan un certain nombre de familles démunies dont les situations peuvent être occultées par les caractéristiques de la population meylanaise (fort niveau d’educ, niveau de vie vie confortable…)]

L’ABS, le projet de vie, la métropolisation des compétences, que faut-il de plus pour que la commune prenne enfin à bras le corps ce dossier des subventions ?

Enjeux et propositions du groupe en matière de développement durable et de cohésion socialee

Intervention de M.O.NOVELLI,
Conseillère municipale Ecologiste de AIMEylan lors du débat d’orientation budgétaire au conseil municipal du 8 Février 2016

Le débat d’orientation budgétaire (DOB) doit permettre, à partir des données budgétaires, de fournir le cadre, le sens, de l’action politique municipale et de les prioriser. Le sens de l’action municipale n’apparait guère dans ce Rapport d’Orientations Budgétaires, comme si les décisions importantes se prenaient ailleurs, qu’il n’y avait pas de lien entre l’action nationale ou régionale et l’action municipale, entre le local et la planète. 
En réalité, nous le savons, nous sommes confrontés aux plus graves défis de notre histoire humaine : réguler le changement climatique dont le genre humain a été la cause, donner une place à chaque être sur la planète, réencastrer l’économie dans les relations sociales*, et les relations sociales dans la biosphère. Notre survie est en jeu et c’est une responsabilité inédite.

J’insisterais sur les enjeux communaux en matière de développement durable et d’innovation, étant entendu que le Développement Durable met au centre de ses préoccupations qualité de vie et santé, équité et solidarité sociale, participation citoyenne, ainsi que responsabilité de l’environnement et efficacité gestionnaire. 
Il analyse les effets de chaque euro dépensé sur l’environnement, le développement local durable, la re-localisation d’activités, la cohésion sociale et la démocratie. Un exercice difficile mais motivant !

Première remarque : sans avoir ce niveau d’exigence, on notera que depuis deux ans les orientations municipales sont quasiment absentes sur le plan du seul “environnement”. Si je compare avec les O.B. de 2012, qui n’avaient rien d’exceptionnel, je note qu’ont disparu : la référence à une politique d’économies d’énergie, le soutien à l’opération « mur – mur » en direction des copropriétés, « L’ action en faveur de transports en commun structurants, “L’accessibilité pour les Pers.Handicapées et l’entretien du patrimoine », la “ Réhabilitation des espaces publics et Esp. Verts d’Inovallée” dans le cadre d’une « politique pour l’économie et l’emploi » (depuis la MIE a disparu alors que la Ville de la Tronche, ex-membre de la MIE a municipalisé l’action soutien à l’emploi de ses habitants)…

Les orientations budgétaires de Meylan doivent pouvoir concilier deux enjeux : respecter ou améliorer la qualité de vie des Meylanais, et ménager l’avenir : conjuguer l’intérêt immédiat local et l’intéret global à long terme pour les générations à venir. A cet égard, les questions de biodiversité, de lutte contre les pollutions de l’air et de l’eau, de réduction des gaspillages et des consommations énergétiques , de cohésion et d’innovation sociale, et de créations d’emplois, sont cruciales.

Nous proposons à cette fin :

  • 1°) La mise en place d’indicateurs pour nos investissements, prenant en compte les enjeux climatiques de long terme et leurs impacts en termes d’emplois locaux afin de mettre en lumière ce que chaque centaine ou millier d’euros engendre comme utilité environnementale économique et sociale.** (** ex. une politique régionale – que j’ai voulue cohérente- du logement social et de rénovation thermique a permis d’éviter environ 70 000 tonnes d’équivalent CO2 et de créer plus de 4 000 emplois).
  • 2°) Le renforcement des trames vertes et bleues et de la biodiversité, qui offrent une vie de qualité, et la fin de la tendance municipale actuelle à la diminution des réservoirs communaux de biodiversité faunistique et floristique. Viendra le jour où nous ne pourrons plus appeler le chemin du vieux chêne par son nom car.. il n’y aura plus de chênes ! Je rappelle que « Les arbres partagent avec les autres plantes vertes la capacité de purifier l’air que nous respirons en absorbant, le gaz carbonique et les métaux lourds (…) et nous restitue l’oxygène.(..).

Comment faire ? 
⁃ Il suffit par exemple d’améliorer les pratiques de taille des haies et des arbres, voire de les espacer, de reprendre la politique de création de jardins familiaux et partagés, (par exemple il n’y en a aucun dans le quartier des Aiguinards, riche en friche) et d’utiliser le CINE pour l’éducation de tous à l’environnement. Ceci ne devrait rien coûter.

  • 3° Proposition : développer l’innovation sociale et environnementale des entreprises et de l’institution communale

Comment ?

  • En nouant des partenariats d’acteurs avec Inovallée, les syndics de copro-priétés, les entreprises engagées dans le domaine de l’environnement etc … Et la société civile. Ceci ne demande pas d’investissement financier notable.
  • En mobilisant des aides nationales et régionales ou européennes :

exemples :
• On peut s’étonner de ce que Meylan n’ait répondu à aucun Appel à Manifestation d’Intéret (AMI) « TEPOS » par exemple (Territoire à Energie POSitive) de l’ ADEME et de la région R.A. (auj. Auvergne), et ne valorise pas non plus ses écosystemes naturels pourtant très enviés.
• Les bâtiments en construction à Inovallée se contentent de respecter (officiellement) la règlementation thermique R2012 déjà considérée comme obsolète alors que des incitations financières existent.

financement : 
Mais, et même s’il n’y a pas eu désir de profiter de la rénovation et de la mutation d’Inovallée pour produire de l’énergie renouvelable 
• -répondre à un AaP : Appel à Projet européen FEDER par exemple, pour produire des Energies Renouvelables… 
•-Inovallée pourrait aussi être encouragée à engager une expérience d’économie circulaire (AAP) en liant énergie, numérique, et valorisation des déchets 
( tout particulièrement les DEEE, déchets éctroniques).

  • – Encourager la formation d’entrepreneurs locaux et des citoyens à l’éco-conception. Et pourquoi pas un atelier partagé fabrication numérique (fab Lab, éco-design à partir d’objets et matériaux recyclés qui peuvent susciter des vocations d’inventeurs ?) 
Coût : associations et cotisations.
  • 4° Proposition 
Développer l’exemplarité de l’institution communale en matière d’économie circulaire, et de réduction des consommations et GES (Emissions de Gaz à Efftes de Serre, déjà évoquée pour inovallee), et en matière de transversalité : ex. lier éducation par le sport et insertion des chômeurs en mettant en synergie les services délégués concernés ( = coordonner et adapter le Droit commun aux usagers).

5° Proposition :
Mieux impliquer les usagers dans décisions d’aménagement en mobilisant leur expertise d’usage 
Coût : très faible, management (j’en ai fait l’expérience à la région sur le handicap ).

– 6° Proposition : 
Faire contribuer les élus délegués au OB et au BP (je plaisante à peine). Coût : zéro

– 7° Proposition : 
Mettre en place un agenda 21 authentique (donc) participatif, source de cohésion et d’intelligence collective. De nombreuses collectivités l’on mis en place),
. • Financements ?. Chercher les mutualisations locales ( les aides nationales et régionales)

La cohésion sociale est bien l’autre enjeu majeur auquel nos société sont confrontées au-delà du changement climatique issu de nos actions.

Elle suppose en particulier l’existence de grands intégrateurs que sont le partage de valeurs, et le Travail. La sécurité, quant à elle, est la condition de nos valeurs : de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Elle ne peut être le but ultime de l’existence, sauf à renier notre condition d’humains. 
Mais dans le monde que nous avons créé ou laissé se créer, le lien social n’est plus considéré comme prioritaire par rapport à la production de richesse, car ce monde met au premier plan la rationalité économique compétitive et la liberté de faire des profits. Cette société reconnait difficilement la valeur de l’être humain. L’être humain est surtout un coût. Certains êtres humains ne valent plus rien : il faut peser ces mots, dans un pays qui a le plus fort taux de suicides de jeunes en Europe, qui est recordman de la consommation de psychotropes. Dans notre monde actuel, il faut robotiser, informatiser, réduire le plus possible le nombre de salariés et de fonctionnaires, de caissières ou d’éducateurs. Il « faut » par consq. créer de plus en plus de chômeurs. Comment dans ces conditions donner une place à chaque être humain sur la planète ? Si nous pensons que la violence, les guerres l’expulsion ou l’exclusion ne sont pas la solution de la cohésion, il nous faut (ré)-agir.
Proposer des lieux d’intégration, des personnes qui permettent la transmission de valeurs communes. Il nous faut créer des poste d’agents de terrain, d’éducateurs, de professeurs et d’animateurs formés. Il faut tout miser sur la création réelle d’emplois pour tous, et non l’enrichissement de quelques actionnaires.

Ces responsabilités incombent à tous les niveaux de décision politique : européen et national, et local au sens large (région département Ville).

Dernières Propositions 
1) Les investissements d’avenir, qui peuvent permettre d’éduquer, et de lutter contre le changement climatique et les pollutions, tout en permettant à long terme de faire des économies d’énergie et de matières premières ou de réduire les dépenses sociales, … ne devraient pas être comptabilisées ( à tous les niveaux de décision) comme des dépenses annuelles ordinaires. Cette « mise sur l’agenda politique » nécessite un fort portage politique, un engagement tenace des élus.

2) Localement nous proposons de recréer au minimum deux postes d’éducateurs de prévention : 
 Nous proposons de mettre en place un réseau qui tissent des liens entre tous les acteurs de prévention : éducateurs, animateurs, association de quartiers, employés communaux…
Coût total : 55 000 euros ?

Pour conclure, « Ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile « (Sénèque).

Pourquoi négliger la prévention dans la politique de sécurité à Meylan

Malgré les annonces et déclarations sécuritaires des élus de Meylan (armement de la police municipale, installation de la vidéo surveillance), les délits d’incendies volontaires se multiplient à Meylan (abris-bus , containers à ordures, friche de la piscine des Ayguinards).
Preuve s’il en était besoin qu’une véritable politique de sécurité ne saurait exister sans le 2ème pilier que constitue la prévention de la délinquance. Comme d’ailleurs le préconise le rapport sur le sujet, présenté le 29 Sept.2015 à Boulogne Billancourt par le très libéral Guy Sorman, et qui met notamment l’accent sur la coordination et qualification des intervenants de toutes les institutions (prévention spécialisée du Conseil Départemental, éducateurs de la Commune et médiateurs de la maison de la justice et du droit, infirmière scolaire, police etc)…

Les rapports actuels existant sur la vidéo- surveillance montrent à la fois sa relative efficacité et ses limites.
– Efficacité relative dans les lieux clos (parking, écoles): elle permet une identification a postériori -à
hauteur de 14% environ- des auteurs de délits. C’est un outil de police judiciaire, mais installé et payé par la commune (est-ce son rôle?) , qui peut être utile pour la gendarmerie.
– Limites : impact faible sur le sentiment d’insécurité (M. Gill et A. Spriggs), ainsi que sur le comportement des délinquants, et par ailleurs cet impact faible ne dure pas.

Il est à noter que l’effet de la video surveillance -qui est restreint-, se renforce lorsqu’elle est couplée avec des mesures de prévention de la délinquance : la video- surveillance permettant notamment la ré-appropriation par la population de lieux jugés jusque là dangereux. A condition que la prévention spécialisée, médiation sociale etc… existe.

Or, Mr le Maire, votre équipe semble s’être est appliquée à réduire voire à supprimer* toute prévention ( *prévention secondaire).
Je rappelle pour la clarté de mon explication que l’on distingue 3 type de prévention: la prévention primaire, la prévention secondaire, et la prévention tertiaire.
La prévention primaire relève des politiques publiques dites « de droit commun » en particulier dans le domaine éducatif et de la parentalité. Certaines sont menées sur la commune ; mais un certain nombre a été supprimé : les chantiers jeunes, l’espace Chantourne, le PIJ…
La prévention secondaire s’exerce en direction de publics ciblés, que l’on connait, que l’on a décelé, tandis-que la prévention tertiaire consiste à prévenir la récidive.

L’exécutif communal semble s’être appliquée à supprimer toute politique de prévention secondaire:
1). Le rapport des jeunes avec la police municipale pourra difficilement dans l’avenir être un rapport de proximité et de confiance : vous avez décidé l’armement de la police municipale, choisi de lui donner une image et un rôle répressif. Difficile de dialoguer avec des jeunes, armes à la ceinture ! Passe encore, si vous aviez des éducateurs de prévention, aptes à nouer des relations avec les jeunes, qui pourraient leur éviter de passer à l’acte comme en ce moment.
2) Mais votre équipe, vous même, avez supprimé la prévention spécialisée, et la convention avec l’APASE. [Cette convention que j’avais moi- même initiée à la fin des années 90 avec le Conseil général de l’époque, n’était pourtant qu’un début, il aurait fallu aller plus loin !].

Mr le Maire, pourquoi négligez vous la Prévention dans votre politique de Sécurité ? Comptez vous y remédier ?

Question écrite posée par Marie-Odile Novelli au conseil municipal du 16 nombre

Est-il justifié d’armer les policiers municipaux?

Intervention sur la délibération n°8 (note de synthèse) Convention de coordination entre la police municipale et la gendarmerie (M. Hérenger)

Cette convention mentionne dans son article 16 la vidéosurveillance ou vidéo protection, sujet de désaccord entre les élus de la majorité et d’AIMEylan largement évoqué lors de la campagne municipale, en conseil ainsi que lors des séances du CLSPD.
En revanche un élément tout à fait nouveau apparaît article 17 « autorisation d’acquisition et de détention d’armes de catégories B pour les policiers municipaux ». Quand ce sujet a-t-il été évoqué ?
Dans quelle instance a-t-il été débattu et avec qui ?

Hier, d’ailleurs à Beauvais la population répondait massivement contre (67%) suite au référendum ouvert par le maire sur la question de l’armement de la police municipale. Un référendum ???….. et les Meylanais, qu’en pensent-ils ?
Rappelons que les missions d’ordre public attribuées traditionnellement à la police municipale sont composées d’un triptyque : la salubrité, la tranquillité et la sécurité publiques.
La simple présence des policiers municipaux dans la ville peut dissuader des personnes de jeter des détritus au sol (salubrité publique), de mettre de la musique trop forte (tranquillité publique) ou d’empêcher des délinquants de commettre un vol à l’arraché (sécurité publique). Ainsi, imposer des rondes aux policiers municipaux sur des plus grandes plages horaires peut être rassurant pour les citoyens et efficace pour dissuader les éventuels délinquants. On peut alors parler d’un rôle pro-actif de prévention.

Le rôle actif de répression est dans les prérogatives de la police et de la gendarmerie nationale. Les agents sont formés à cela durant une année.
La police municipale quant à elle a une formation de 6 mois puis de 15 jours spécifiques en cas de dérogation pour un port d’armes de catégories B. Il est toutefois très courant que les policiers municipaux demandent ce type de port d’armes.

Mais la question n’est pas dans la remise en cause du professionnalisme des agents qui sans aucun doute connaissent bien leur métier et font preuve d’un véritable investissement pour garantir la sécurité des Meylanais. Les malheureux événements de cet été en attestent.
La vraie question que nous devons nous poser, au-delà même des idéologies politiciennes, c’est :
Pourquoi faire ?
Qu’est-ce qui justifie cet équipement aujourd’hui à Meylan ?
Évolution de la délinquance ? Ce n’est pas ce que dit le dernier rapport du CLSPD
Des problématiques spécifiques ?
Quel est le diagnostic ?
Quelle est l’analyse du phénomène ?
Les policiers se sentent-ils pris pour cible ?
Les différentes agressions constatées à Meylan se produisent plus dans leur champ d’action et en journée ?
Quel est le but de cet élargissement des compétences ?
Améliorer ou compenser la police d’État ?

En ces temps de disette où les policiers nationaux et les gendarmes ne cessent de diminuer, l’armement est-il une réponse à ce désengagement de l’État ?
Ce type d’action (coûteuse pour une commune) ne risque-t-il pas à terme de faire encore diminuer les effectifs de la protection nationale ? Seules les communes riches à terme pourront se sentir protégées ? Est-ce cela notre message ?

Voulons-nous des policiers qui fassent traverser nos enfants sur les passages piétons équipés d’un calibre 38 ?
La dite surveillance par vidéoprotection doit avoir un effet dissuasif et permettre une réactivité des policiers municipaux.
Quelle est la vocation de l’arme ?
Doit-elle servir à se défendre ou envisage-t-on de déléguer la sécurité quotidienne de la population à la police municipale plutôt que nationale ?

Bien entendu le terrorisme fait peur aujourd’hui, Monsieur Guiguet nous a dit en commission que les attentats de janvier dernier l’on fait réfléchir pour cet armement ?
Ce ne sont pas les armes des terroristes le problème ni celles des policiers c’est l’esprit même des terroristes car ils n’ont pas peur face à des militaires armés et nombreux … Alors où est la limite ?

Pour répondre aux attentats de janvier il ne fallait pas des armes de catégories B mais des armes de guerre ! À quand les chars d’assauts et les bazookas ?

Doit-on réfléchir en pensant le pire au cas où ? Alors il faut des policiers armés devant chaque école, dans les bus le soir… Bien entendu que cette tentation existe mais alors à quand les milices de quartier pour protéger les biens ?
Parfois peut-être doit-on admettre qu’il faut savoir prendre les mesures appropriées et armer les policiers municipaux mais l’esprit de la loi est une étude au cas par cas en fonction de la réalité des communes, quelle est cette réalité aujourd’hui à Meylan ?
Notre rôle dans une commune comme la nôtre où il fait bon vivre, n’est-il pas dans la mesure, dans la désescalade qui est un véritable enjeu de maintien de l’ordre en terme de prévention ?

Si demain les policiers municipaux de Meylan doivent être armés, interrogeons les Meylanais.