Création sorties/voyages scolaires – une politique d’ouverture sur le monde

Intervention de A. Alfonsi,
 conseillère municipale AIMEylan lors du débat d’orientation budgétaire du conseil municipal du 8 Février 2016

Nous devons nous assurer de construire l’avenir de nos enfants de manière juste, solidaire tout en soutenant une approche éducative et pédagogique.

Pour l’école, nous sommes favorables à un renforcement de l’engagement financier communal pour les sorties et voyages scolaires.

Elles permettent à tous les enfants de s’ouvrir au monde des sciences, de la culture, des arts, du sport. Elles leur permettent d’avoir une expérience de vie sociale en dehors de leur famille

L’École est un lieu d’apprentissage et aussi un lieu de socialisation permettant de développer les règles du Vivre ensemble. Aussi nous serions pour financer des expériences de médiation scolaire dans toutes les écoles. Aux Bealieres c’est un dispositif qui fonctionne très bien.

Les organisations de médiation soutiennent que l’apprentissage de la médiation par les jeunes générations permettrait une meilleure diffusion de ce mode de règlement des litiges et contribuerait à l’amélioration des relations sociales. Pour elles, il ne s’agit pas simplement de répondre aux problèmes immédiats, mais aussi de promouvoir un nouveau mode de résolution des conflits.

C’est une solution :

  • pour  responsabiliser les élèves afin d’ améliorer le climat scolaire,
  • pour renforcer le sens de la coopération
  • pour attenuer les tensions et la violence entre les élèves.

Apprendre à nos enfants à s’exprimer et échanger quand une situation leur échappe, les contrarie voire les rend agressifs est une chance incontestable.

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Évolution du périscolaire
Le DOB annonce une poursuite du soutien au fonctionnement des activités périscolaires. C’est plutôt vague, quelles sont concrètement les actions à encourager pour maintenir un périscolaire de qualité ?

Par exemple nous serions favorables à un travail plus collaboratif avec les associations et les clubs sportifs lors des temps d’activités périscolaires (TAP) du Jeudi après-midi notamment, y compris avec les implications financières que cela comporte

Les temps d’activités périscolaires (TAP) complètent le parcours éducatif, en développant la curiosité des enfants, en leur proposant des ateliers ludiques et de découverte.

C’est là où la richesse associative de notre ville a toute sa place. Alors pourquoi ne pas plus encourager cette démarche ?

Une carte scolaire simplifiée, oui mais différente de celle du prix du m2 à Meylan

CarteScolaire

La démarche de nouvelle carte scolaire est positive : un secteur par école devient trop compliqué à gérer. Une carte avec seulement deux grands secteurs sur Meylan, comprenant respectivement 2 et 3 groupes scolaires, devrait apporter plus de souplesse et diminuer les effets de seuil pour la suppression de classes. S’appuyer sur une étude confiée à l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise (AURG) est également une bonne chose de la part de la majorité.
Malheureusement quand on creuse un peu, on s’aperçoit que:
– Ni les enseignants, ni les parents d’élèves n’ont été informés de cette nouvelle carte,
– Les données transmises à l’AURG ont été biaisées de façon à obtenir le résultat souhaité.

La nouvelle carte (en U) regroupe d’une part Grand Pré et Béalières et d’autre part Maupertuis, Haut Meylan et Mi-Plaine.

Nous avons fait une proposition alternative. Deux écoles risquent d’être chargées dans l’avenir : Béalières par les constructions du nord de Inovallée et Grand Pré par les constructions prévues sur le site PLM (Paul Louis Merlin – Schneider). Elles ne doivent donc pas être dans le même secteur scolaire et les zones de constructions doivent être au centre de secteur plutôt qu’à la périphérie : Grand Pré/Mi-Plaine pour PLM, Béalières/Maupertuis pour Inovallée. Cela évitera à des enfants habitant en face de l’école des Béalières de devoir aller jusqu’à Maupertuis selon la carte en U proposée. Le Haut Meylan pouvant être rattaché à Mi-Plaine, consolidant ainsi de nombreuses dérogations actuelles.

Notre proposition s’appuie aussi sur une meilleure mixité sociale alors que la carte de la majorité regroupe les deux écoles/quartiers avec le plus de logements sociaux dans le même secteur. Nous dénonçons ce genre de dérive qui détruit peu à peu le sentiment d’intégration et de solidarité sociale.

Le document de l’AURG est par ailleurs discutable : il ne mentionne pas les constructions en cours sur la zone de Maupertuis. C’est donc un document inexact, annexé à la délibération, qu’on a demandé de voter aux conseillers municipaux, ce qui peut conduire à sa nullité juridique.

projetAURG
En revanche, 150 logements sont prévus sur le site de la piscine des Ayguinards et 50 sur celui du gymnase de la Revirée ! Pour rappel, la majorité avait proposé au référendum en 2010 la construction d’une zone sportive et une crèche avec ou sans piscine sur ce site. Bien que les Meylanais avaient choisi la proposition avec piscine, ils n’auront ni l’un ni l’autre mais une résidence de 150 logements à la place de la piscine dans le quartier le plus dense de la ville. Explications très gênées des adjoints qui n’avaient pas lu l’étude,ni vu cette carte !

Nous avons voté contre la carte scolaire proposée.

(délibération 1 du conseil municipal du lundi 16 novembre 2015)

Réflexions sur le périscolaire meylanais

Intervention de Christel Refour lors du conseil municipal du 22 juin au nom du groupe AIMEylan

Je profite du vote du règlement périscolaire pour soulever quelques points à propos des TAP (Temps d’Activités Périscolaires) et de l’organisation scolaire en général.

On ne peut que se féliciter de l’organisation du périscolaire sur la commune, de son efficacité et de sa gestion administrative et technique. De la même manière on reconnait le travail des services de la ville et on les en remercie.

Comme le dit la délibération, il s’agit de «  simplifier l’organisation et la gestion du périscolaire ». Pour la commune c’est indéniable, pour les familles c’est moins évident.

La suppression de la garderie du mercredi matin ou des sorties à 15h le jeudi est une décision recevable d’un point de vue purement comptable ou administratif mais certaines familles, usagères de ces services cette année vont se retrouver ds des situations inextricables en septembre.

Oui le système meylanais est efficace et travaille à faire des économies, mais il n’est pas satisfaisant à nos yeux pour plusieurs raisons :

  • Quid de ce qu’on pourrait appeler « l’esprit de la loi Peillon» ? (alléger les temps d’apprentissage par jour, se concentrer sur les rythmes des enfants, faire des TAP des lieux et moments d’ouverture…)

88% des parents ayant répondu à l’enquête menée au printemps, pensent que ce nouveau rythme est inadapté, que le regroupement des activités le jeudi n’allège pas la semaine et que l’esprit de la loi aurait dû être respecté ; ils préféreraient que la journée scolaire soit raccourcie pour que les enfants terminent plus tôt. A noter également que les intervenants communaux et extérieurs sont plutôt d’accord avec cette analyse. Idem pour bon nombre d’enfants dans les analyses faites par les professionnels. Pourquoi ne prend-t-on pas en compte cet avis fortement majoritaire ? A-t-on perdu de vue l’intérêt des enfants et donc les objectifs de cette loi ?

  • Force est de constater que cette gestion très administrative ne laisse pas beaucoup de place à l’ouverture pourtant au cœur de la réforme :
    • Ouverture sur le monde et éveil des enfants. Pour une gestion plus facile, l’animation des TAP va se professionnaliser l’année prochaine avec des équipes d’animateurs communaux. Les intervenants extérieurs, plus compliqués à gérer certes, ont pourtant été très appréciés : bénévoles et associations, Horizons et bibliothécaires, etc… au profit d’une organisation plus « centre de loisirs »
    • Ouverture aussi en direction des parents ; nous nous faisons ici l’écho de nombreux parents d’élèves qui déplorent de n’être toujours solliciter que pour des présentations déjà ficelées. Bien conscients de ne pouvoir interférer en tout, ils regrettent néanmoins de ne pouvoir co -construire avec les services de la mairie et les élus concernés sur des sujets qui les touchent directement. Leur faible présence au Comité de pilotage du PEDT (Projet EDucatif Territorial) montre leur découragement. Il est vrai qu’ils ont aussi été échaudé par leur investissement sincère mais inutile dans les ateliers participatifs censés préparés la réforme à Meylan en 2014 ; ce manque de volonté de la commune de travailler (mais travailler vraiment !) avec les administrés que sont les parents est préjudiciable à la structure éducative meylanaise. 2 exemples :
  • Une pétition ayant recueillie 120 signatures en 4 jours à l’école élémentaire Mi Plaine montre un défaut de communication ou de lisibilité des actions de la mairie ;
  • D’autre part, nous venons de voter une délibération sur les mesures de carte scolaire de l’inspection académique qui prive Meylan de 2 postes clés. Cette délibération est importante et il fallait la voter. Mais une opération d’envergure, conjointe entre la mairie, les enseignants des 5 écoles et les parents d’élèves aurait eu beaucoup de poids et aurait peut-être permis de sauver ces postes.

Mais la collaboration, la concertation et la confiance ne viennent pas en 1 jour.

Bien sûr les enfants seront pris en charge l’année prochaine avec efficacité et organisation, mais est-ce là l’unique mission d’un service publique, nous avons le sentiment que la majorité municipale s’en tient au minimum organisationnel en ramassant le temps périscolaire sur un seul temps en présence d’un seul adulte. Il aurait fallu utiliser le champ ouvert par la loi pour être plus créatif, innovant, voire avant-gardiste comme Meylan a su l’être avec ses expériences de cours ouvertes, de médiation scolaire, de conseil municipal d’enfants. Il est encore temps de le faire.