Positionnement sur le Programme Local de l’Habitat (PLH)

Voici le texte qui reprends notre intervention sur le PLH lors du conseil municipal du 8 mars 2017 à Meylan

La Métropole a élaboré le Programme Local de l’Habitat pour la période 2017-2022.
Ce programme définit pour l’ensemble du territoire métropolitain les grandes orientations en matière de construction de logements et de renouvellement de logements existants.
Ce programme repose sur 3 grands enjeux :
– apporter des réponses quantitatives mais aussi qualitatives aux besoins en logements et en hébergement
– trouver un équilibre social et résidentiel du territoire
– développer une stratégie en matière de réhabilitation du parc existant et de production nouvelle

Ce Prgramme Local d’Habitat a été développé en cohérence avec le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal dont nous avons parlé dans notre précédente lettre. Le document du PLH est constitué de deux parties principales:
– les objectifs généraux pour l’ensemble du territoire de la Métropole
– les objectifs assignés pour chacune des 49 communes de la Métropole.

Chaque commune est invitée à donner son avis sur ce programme. L’exécutif de Meylan a donné un avis négatif très longuement motivé, axé essentiellement sur le refus de construire du logement locatif social et le maire a précisé lors du débat que « ce n’était pas souhaitable pour Meylan ».
Notre groupe AIMEylan n’a pas voté cet avis négatif, préférant faire une proposition de PLU plus équilibrée.

  • En préambule, nous rappelons que les constructions récentes (avenues de Verdun, du Taillefer et Granier), critiquées par de nombreux Meylanais, sont le résultat d’une politique d’urbanisation sans cohérence, sans vision d’ensemble, «  à la parcelle » au profit de promoteurs immobiliers. Cette urbanisation a été rendue possible par le Plan Local d’Urbanisme voté en 2012 par la majorité de MC Tardy et par le projet de Ville de la commune.
  • Nous faisons le constat que notre commune est très en retard en matière d’offre de logements locatifs sociaux (14,6 % alors que la loi SRU impose un quota de 25 %). Nous dénonçons une politique peu volontariste de la commune dans ce domaine ainsi la répartition territoriale très inégalitaire (très peu de logements sociaux sur Charlaix-Maupertuis et le Haut-Meylan).Nous rappelons que si la commune refuse ses obligations légales (rattrapage progressif du retard en logement social), le préfet se substituera à la commune pour construire, et que le terrain Sud de la fac de pharmacie qui appartient  à l’Etat est directement concerné.
  • Conscients de la rareté du foncier à Meylan, nous proposons à la majorité un amendement à ce PLH à soumettre à la Métropole qui permettrait de revoir à la baisse le nombre global de logements à construire et de faire évoluer le volet meylanais du PLH pour intégrer les projets sur les terrains de la Société Générale, de PLM, de la faculté de pharmacie.
  • Mais ceci sans renoncer aux engagements en matière de logement social (constructions neuves et acquisition-rénovation) et en privilégiant du logement plus abordable (notamment accession sociale) pour des familles afin d’enrayer le déclin démographique et le vieillissement de la commune.
  • Nous insistons sur la nécessité d’une répartition du logement social dans les différents quartiers de Meylan et d’une bonne intégration qui prenne en compte l’identité et les caractéristiques de chaque quartier.
  • Enfin, nous soulignons que si, dans l’histoire de la commune, les politiques d’urbanisation avaient su se montrer innovantes (Les Buclos, puis Les Béalières), la page était bien tournée… A l’heure des écoquartiers, des logements évolutifs ou modulables, de l’habitat intergénérationnel ou participatif, rien de tout cela à Meylan. Aucune innovation dans les programmes qui se construisent à Meylan.

Ce débat, conclu par l’avis négatif voté par les élus de la majorité sur le PLH 2017-2022, et qui ont refusé l’amendement proposé par les élus AIMEylan, est révélateur de l’état d’esprit de cette majorité municipale : elle s’oppose par principe à la Métropole mais est incapable de faire des propositions alternatives.