Votons la mise en place d’une commission extra-municipale d’urbanisme en conseil!

le 25 avril 2018

Monsieur le maire,

 

Par la présente, au nom de mon groupe, je viens vous demander de porter à l’ordre du jour du prochain conseil municipal une délibération sur la mise en place de la commission extra-municipale d’urbanisme. Nous avions déjà eu cette requête lors du dernier conseil municipal mais vous aviez prétexté l’impréparation pour ne pas faire voter cette création par le conseil. Cela ne peut plus être le cas aujourd’hui. Cette commission est mise en place sans que le conseil ait délibéré de sa composition, de ses objectifs, de ses moyens et de son modus vivendi. Cela est fort dommage et doit être maintenant régularisé par le conseil. A vrai dire, la composition n’est pas connue publiquement même si nous avons appris dans la presse que sa composition suscitait de nombreux questionnements. A défaut du conseil, une réunion des présidents de groupe aurait vraisemblablement permis une meilleure mise en place, plus collective et plus large.

En particulier, en ce qui concerne un avis communal sur le PLUI en amont de son arrêt à l’automne prochain, il nous parait préférable de bien définir ce qui est attendu de cette commission, qui, à nos yeux, ne doit pas se substituer au conseil municipal mais comme toute commission travailler en amont du conseil. Ainsi, de notre point de vue, cette commission devrait préparer un avis qui serait discuté et voté au conseil municipal du mois de juin pour être transmis à la Métropole.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à notre demande et vous assure de notre esprit constructif dans le souci de l’intérêt général.

Église intégriste du Bachais: question de droits ou de valeurs ?

Communiqué de presse des élus AIMEylan (4/2/18)

Construction d’une église intégriste à Meylan:
question de droits ou de valeurs ?

Nous avions déposé un vœu pour que le nouveau maire retire le permis de construire signé le 12 décembre dernier qui permet la construction d’une église intégriste pouvant accueillir 300 personnes. Nous pensons que ce dossier n’a pas été suffisamment instruit autant d’un point de vue de l’urbanisme, que de celui de l’impact sur la vie de notre commune.

Une courte majorité de conseillers (18 sur 33) a suivi l’avis du maire et s’est réfugiée derrière le droit pour ne pas accéder à notre demande de retrait. Pour eux, il ne s’agirait là que d’une question de droit d’urbanisme. Il reste d’ailleurs quelques problèmes d’urbanisme dont le maire a reconnu qu’il faudrait les rediscuter avec la fraternité sacerdotale St Pie X ; à savoir, le droit de passage dans la copropriété adjacente, le nombre de place de parking insuffisant, et plus globalement l’accessibilité pour un si grand nombre de personne (accès à la voirie et dangerosité du carrefour, accès aux transports en commun, évacuation en cas d’urgence…). Mais ces points ne remettraient pas en cause la signature du permis selon l’adjoint à l’urbanisme, lui aussi novice. Si des recours étaient déposés, ce serait à la justice d’en juger.

Il est facile de s’en tenir à une stricte application du droit pour ne pas discuter le caractère intégriste de cette opération démesurée par rapport à notre commune, à la taille de l’école et à la communauté de fidèles susceptibles de se joindre aux offices. Rappelons que ce mouvement  (fraternité sacerdotale st Pie X) refuse à chacun la liberté de religion, se plaçant ainsi dans une attitude extrêmement réactionnaire qui date d’avant l’édit de Nantes (1598) ! Les liens avec l’extrême droite et le mouvement politique Civitas sont notoires et avérés (cf le site media-presse.info). Par exemple, les prêtres de la fraternité participent à des camps d’entrainement paramilitaires de jeunesse organisés par Civitas pour former les jeunes à l’action.

Nous pensons qu’il faut défendre avec force nos valeurs de tolérance, de liberté, d’égalité et de fraternité. Et dans nos choix, il faut éviter les soutiens aux radicalisations qui ne respectent pas les droits de l’Homme et les valeurs de la République. Nous sommes respectueux de la liberté de culte mais cette dernière s’applique à ceux qui reconnaissent les droits de tous, comme celui de croire ou de ne pas croire, comme celui de respecter les autres religions pour peu qu’elles respectent elles-mêmes ces droits, comme l’égalité entre les femmes et les hommes…

Pour une véritable instruction du permis de construire de l’église intégriste du Bachais

Vœu du conseil municipal de Meylan à Mr le maire de Meylan.
déposé par le groupe AIMEylan (29/01/18)

Monsieur le Maire,

Le 12 décembre dernier, vous accordiez dans la plus grande discrétion un permis de construire à la Fraternité Sacerdotale St Pie X pour la construction d’une église de 299 places sur la parcelle située au croisement de l’avenue de Verdun et du chemin du Bachais.

1°) Nous pointons avant tout les nuisances qu’un tel édifice engendrerait en termes d’urbanisme, de circulation et de stationnement pour les habitants du quartier et les riverains. La construction d’une église est un acte peu fréquent et nous nous étonnons qu’aucun travail préparatoire d’étude et de réflexion n’ait eu lieu pour évaluer les impacts de cette construction et qu’aucun débat n’ait été organisé avec les riverains voisins et au sein des commissions municipales avec les conseillers municipaux.

2° Nous savons que l’école primaire hors contrat installée à cette adresse, intègre dans sa pédagogie, l’usage d’une église. D’une part les effectifs de cette école ne semblent pas justifier la construction d’une église de 300 places, d’autre part,  la chapelle St Jean Bosco, située à 200m de l’endroit prévu pour l’éventuelle construction, pourrait être mise à disposition des élèves de l’école, ce qui supposerait de prendre contact avec l’évêque de Grenoble. Enfin, depuis quelques années, les papes Benoit et François, dans un souci d’apaisement, ont permis à cette fraternité de rejoindre l’église catholique. Dans cet esprit, la collégiale St André à Grenoble a alors été mise à disposition des traditionalistes par l’évêque Mgr de Kérimel.

Pourquoi faudrait-il donc construire une église supplémentaire ? Pour mémoire, nous avons déjà trois églises catholiques sur notre commune.

3°) En tant que premier magistrat de notre ville, vous ne pouvez pas non plus évacuer le contexte idéologique autour de la construction de cette église.

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X est un mouvement religieux catholique traditionnaliste qui naît dans les années 70 en opposition avec les nouvelles orientations du concile Vatican II. Ce mouvement va s’organiser et se développer pour devenir une église parallèle avec ses propres institutions. Entre autre, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X s’oppose fondamentalement à la liberté religieuse.

Ces positions sont en désaccord non seulement avec l’Eglise Catholique mais aussi avec la Déclaration des Droits de l’Homme, l’article 1 de la Constitution Française de 1958 et la Convention Européenne des Droits de l’Homme : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. »

En désaccord aussi avec le concordat de 1801, puis avec la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 qui dans son article premier affirmait déjà ce principe « la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public ».

De notoriété publique, il existe une collusion entre la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X et le parti politique Civitas, mouvement politique extrémiste, défenseur d’une religion identitaire, d’une droite nationale désireuse de restaurer une France catholique d’ancien régime. Revendiquant la création d’Etats théocratiques, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X prend pour modèles historiques les dictatures de type national-catholique qui régnèrent en Espagne sous Franco, au Portugal sous Salazar et en France sous Pétain.

Est-ce là le genre d’idées que vous souhaitez accueillir dans notre ville ? A l’heure où nous vivons les ravages de l’intégrisme et de la radicalisation ?

4°) Les prêtres de cette fraternité participent aux actions du groupe Civitas qui n’hésite pas à entreprendre des actions violentes contre les personnes qui ne partagent pas leurs positions idéologiques (actions qui vont du vandalisme d’œuvres d’art, de représentations théâtrales perturbées, de violents dérapages lors de manifestations en faveur du mariage pour tous, aux militantes féministes agressées, aux journalistes brutalisés, aux cérémonies religieuses œcuméniques empêchées, etc, etc …). Ces actions appellent en retour des réactions aussi violentes de mouvements ou factions opposés générant des débordements portant gravement atteinte à l’ordre public dont vous êtes le garant. L’implantation de cette église sur le territoire de notre commune vous expose à ce type de violences. Voulez-vous cela pour Meylan ? Qui plus est, à proximité du lycée ?

Il est encore temps Monsieur le Maire. Le conseil municipal vous demande de retirer le permis de construire conformément à l’article L. 424-5 du Code de l’urbanisme afin de permettre une véritable instruction de ce dossier.

Après la pantalonnade… la débandade ?

Quels sont les Meylanais capables de suivre l’actualité politique municipale ? Tout le monde y perd son latin, même les intéressés !

Le nouveau maire a été élu avec seulement 13 des 33 voix des élus au conseil municipal. Cette majorité relative lui donne le titre mais pourra-t-il gouverner la commune et obtenir une majorité pour valider les délibérations, dont le budget?

Les élus de la liste Tardy, trahis et renversés hier par leurs 13 colistiers putschistes, aujourd’hui au pouvoir, vont-ils obéir au nouvel exécutif? La mise en place est très lente et erratique… et les dossiers meylanais sont toujours à l’arrêt !

Qu’est-ce qui a motivé ce putsch ? Ambitions et haines personnelles ? Affaires ?  En tout cas,  le fonctionnement communal semble le cadet des soucis de la liste Tardy !

L’incompétence du nouvel exécutif est notoire :

  • Dysfonctionnements graves du conseil municipal : certaines délibérations ont été votées 3 fois! Certaines démissions acceptées par le maire en conseil sont non suivies d’effet. Délibérations non étudiées préalablement en commissions…
  • Annonce d’un débat à venir en conseil municipal sur les rythmes scolaires, puis annonce que la décision municipale est déjà prise. Ce sera la semaine des 4 jours.
  • Permis de construire une église intégriste. Et le maire dit ne pas être au courant.
  • Reprise du projet de migration des crèches en zone inondable!
  • Absence de tous les élus de droite à la cérémonie des vœux de la Métropole.

Expression politique du groupe AIMEylan dans le journal Meylan Ma Ville, janvier 2018

Nous voulons être pleinement informés avant l’élection des adjoints

Question écrite pour le conseil municipal du vendredi 27 octobre:
Nous avons appris dans la presse que le précédent maire de la commune D. Guiguet a signalé au procureur de la République de faits susceptibles d’être délictueux concernant 4 ou 5 élus de votre groupe au conseil municipal. Selon le Dauphiné Libéré, une enquête préliminaire de la police judiciaire a été ouverte. 
L’ancien maire n’a pas voulu informer les élus du conseil municipal des personnes mises en cause, tout en assurant que les 3 personnes candidates au poste de maire n’étaient pas impliquées. Votre nouvel fonction vous permet d’être pleinement informé. Nous vous demandons d’informer les élus du conseil (à huis clos?) en amont du vote des adjoints. Nous voulons voter en conscience et cela nécessite d’être correctement informé.
Nous considérons qu’il serait préférable que les personnes mises en cause ne soient pas adjointes de la ville de Meylan, car leur élection dans la situation actuelle serait de nature à troubler le bon fonctionnement de la municipalité, à ajouter un volet judiciaire aux blocages de la ville, et à dégrader l’image de notre ville.