Réorganisation de la place des Tuileaux

Question de Madame Christel REFOUR :
Ma question concerne la réorganisation de la place des Tuileaux et de ses alentours. Les
habitants, les commerçants, les professions libérales exerçant dans le secteur déplorent le projet
de suppression de 44 places de parking. Ils voient dans ce réaménagement une menace pour leur
survie professionnelle et la vie du quartier. Plusieurs points posent question :
– Combien y-a-t-il de places de parking actuellement au total, dont le nombre de places en zone
bleue ?
– Quel travail d’analyse de leur usage en avez-vous fait ? riverains, clients des commerces,
dépose-minute école, salariés d’Inovallée, usagers de la C1 (fonction parking relais…) ? analyse
de la durée pour ces différents usages ?
– Vers quels objectifs tend votre projet de réorganisation de ces parkings ? quels usages voulezvous privilégier ?
– Combien de places allez-vous mettre en zone bleue ?
– Comment comptez-vous prendre en compte la légitime inquiétude des commerçants et
habitants?

Réponse de Monsieur Jean-François ROUX :
Madame la conseillère, vous avez adressé une question relative à l’évolution du stationnement sur le
secteur de la place des Tuileaux, dans le cadre du projet dit de requalification et d’aménagement de
Malacher Nord.
Il existe aujourd’hui sur la place des Tuileaux et ses alentours immédiats 157 places de stationnement
dont 6 en zone bleue.
Dès le lancement du projet, toutes les problématiques ont été mises sur la table, y-compris celle du
stationnement.
Pour l’analyse des besoins d’évolution, nous nous sommes bien évidemment appuyés sur des bureaux
d’études, qui ont travaillé sur les déplacements, les espaces verts, la prospective économique et
commerciale.
L’étude n’était pas allée jusqu’à préciser l’usage des stationnements, mais dès le début des réflexions,
ont été exprimées certaines volontés fortes, dont celle de repenser et rationaliser le stationnement. A ce
propos, était avant tout soulignée l’impérieuse nécessité de mettre fin à la pratique du stationnement à la
journée.
Le projet arrêté intègre cette demande, ainsi que d’autres ; j’y reviendrai plus tard.
Le nombre de places de stationnement passera à 113. Mais toutes seront désormais en zone bleue, de
courte durée, et ce afin de rétablir leur utilisation par les clients des commerces et des professionnels de
santé.
Je dois ajouter que lorsque le BHNS en site propre se substituera à l’actuelle ligne C1, quelques places
de parking supplémentaires pourraient être créées.
Précisons par ailleurs que les commerçants disposeront d’une autorisation de stationnement à la journée
et ne seront pas soumis aux contraintes de la zone bleue. En outre certains d’entre eux disposent déjà de
places dédiées à proximité des commerces.
Enfin, dois-je souligner que les déplacements se font de plus en plus via les transports en commun et
moyens alternatifs à la voiture ? Et que cette tendance ne fera que se renforcer dans l’avenir ?
Maintenant, et pour être vraiment complet sur cette problématique, permettez-moi de rappeler les
objectifs de départ de ce projet de requalification et d’aménagement du secteur de Malacher Nord.
Il est destiné à donner un visage plus moderne, plus fonctionnel et plus agréable à ce quartier, à
améliorer le cadre de vie. De ce fait, Il fera la part belle aux lieux publics d’échanges et aux terrasses, qui
profiteront naturellement aux commerçants.
Il se veut écologique, en accordant une part importante aux piétons, aux modes de déplacement doux et
aux transports en communs.
Il a fait l’objet d’une concertation longue et approfondie, dans la plus pure tradition meylanaise. En effet,
elle a débuté au mois de juin 2014 et s’est achevée par la réunion publique de présentation du projet le
13 février 2019. Elle a donc duré plus de quatre années et demi.
Plusieurs réunions publiques ont été organisées.
Un Comité de Concertation spécifique a été mis en place, regroupant autour des élus, de la majorité
comme de la minorité, et des services municipaux des habitants, des professionnels exerçant sur le
quartier, ainsi que des représentants d’associations. Ce comité a eu la mission de construire un cahier de
recommandations pour l’aménagement de l’espace public de Malacher Nord.
Plus tard, c’est la Commission Extra Municipale qui a pris le relais.
En outre, la Ville a communiqué sur le sujet, tant dans le magazine municipal que sur le site Internet. Sur
ce dernier, un dossier spécifique était d’ailleurs consacré à Malacher Nord. Il comportait notamment les
présentations détaillées effectuées lors des réunions publiques, ainsi qu’un compte-rendu de celles-ci.
Ainsi que je l’ai dit il y a un instant, dès le début des réflexions, toutes les problématiques ont été mises
sur la table, très clairement, et des volontés fortes ont été exprimées : améliorer la convivialité,
développer les sociabilités, augmenter les espaces naturels, renforcer les modes de déplacement doux
et, donc, repenser le stationnement.
L’opération présentée le 13 février dernier en est la fidèle traduction.
Pour terminer, sachez que j’ai reçu les commerçants le 25 mars dernier à ce sujet.
Pour ma part, et à l’appui des travaux conduits par nos services et les prestataires qui nous ont
accompagné, j’estime que c’est un beau projet et je suis assez confiant pour l’avenir.
A mon sens, il convient avant tout de laisser les habitants et usagers s’approprier et faire vivre ce
quartier.

Question sur la gestion du patrimoine arboré

Question de Madame Marie-Odile NOVELLI :
QUESTION CONCERNANT LA POLITIQUE COMMUNALE DE GESTION DU PATRIMOINE ARBORÉ
DE MEYLAN
Monsieur le Maire,
Le mode de gestion des arbres, arbustes et haies à Meylan ainsi que leur techniques d’élagage
continuent de poser question à de nombreux Meylanais qui s’étonnent de voir des arbres tronçonnés
dans les espaces publics , sans explication. Par ailleurs, le nombre d’arbres abattus à l’occasion des
programmes immobiliers et des projets urbains est important sans que les mesures compensatoires ne
soient visibles, alors que dans le projet de PLUi , Meylan est catégorisée « ville parc » .
Question
– Quelle est la politique communale de gestion du patrimoine arboré de Meylan ( arbres, arbustes,
haies) ?
Plus particulièrement :
– Quel est le suivi des arbres ? Tenez vous un décompte des arbres existants, et des arbres supprimés ?
– Quel est le budget annuel affecté à la gestion patrimoine arboré de Meylan ( arbres, arbustes, haies) ?
– Prévoyez vous un budget arbre pour chaque projet d’urbanisation communal, et l’exigez vous chez les
promoteurs privés ?
– Quelle est la politique de développement durable choisie, et le cadre qualitatif appliqué (il existe
par exemple une charte de l’arbre) , et ce cadre est il partagée par les différents intervenants
communaux ?

Réponse de Madame Catherine LECOEUR :
Madame la conseillère, vous avez posé une question relative à la politique de gestion du patrimoine
arboré de notre commune.
En introduction, je souhaite tout d’abord souligner que, depuis quelques années, nous sommes
confrontés à des événements climatiques intenses et soudains : vent, sécheresse, neige lourde, etc …
Ceux-ci mettent à mal le patrimoine arboré.
Ces phénomènes sont amplifiés par l’apparition de nombreuses maladies et parasites sur les arbres et
arbustes, et notamment la chalarose du frêne, le tigre du platane, la pyrale du buis….
Par ailleurs, il faut être conscient que le patrimoine arboré de Meylan est vieillissant.
C’est pourquoi depuis deux ans la Ville appelle un budget spécifique en investissement dans le but de
planter de nouveaux arbres afin de renouveler ce patrimoine. A l’occasion du vote du budget primitif
2019, une enveloppe de 10 000 € a ainsi été attribuée au pôle EDD à cet effet.
Concernant le suivi, les services de la Ville réalisent effectivement un inventaire du patrimoine arboré.
Depuis 10 ans une base de données est en place, maintenant sur SIG.
Il recense environ 5 000 arbres spécifiques, avec l’âge, l’essence, l’emplacement, l’intérêt, etc … Il est
mis régulièrement à jour, en fonction des remontées d’informations.
L’entretien de ce patrimoine est partagé entre plusieurs intervenants.
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Tout d’abord la Ville bien évidemment, selon 2 axes :
– Le Pôle Environnement et Développement Durable, avec, dans le cadre d’un marché public,
40 000 € par an consacrés pour l’entretien du patrimoine arboré. Une entreprise intervient selon
un calendrier et un planning sur demande du pôle EDD.
– Le Centre technique effectue, d’autre part, des interventions à la demande du pôle EDD, et sur
des opérations courantes.
Le second intervenant est Grenoble-Alpes Métropole, puisqu’environ 800 arbres lui ont été transférés. La
Métropole assure la gestion de ce patrimoine, tout en faisant des comptes rendus à la commune.
En matière d’urbanisme le pôle EDD et le service urbanisme veillent au respect des arbres et des haies.
Des constats d’infractions sont effectués régulièrement.
Un effort important a été fait lors de la procédure d’élaboration du PLUi, puisque le nombre de sujets
protégés est passé de 1526 à 2164 entre le PLU et le PLUI, soit une progression de près de 42 %.
Enfin, vous souhaitez connaître nos principes de gestion.
Le pôle EDD, en collaboration avec le service espaces extérieurs, est en pleine redéfinition du plan de
gestion différenciée sur l’ensemble de la commune.
Ce plan permettra de redéfinir les principes de gestion en fonction des classes d’entretien et des
catégories de végétaux.
Le but est de conserver le caractère de ville nature, de s’adapter aux bouleversements climatiques et
d’assurer un entretien plus efficace.

Un parking partagé à Décibeldonne?

Question de Monsieur Antoine JAMMES – projet M4 :
Conseil municipal du lundi 8 avril 2019.

Monsieur l’adjoint au Maire,
vous avez signé un arrêté 2019-032 le 1er février 2019. Ce PC accorde une autorisation d’urbanisme à la
SARL ARTEPARC MEYLAN , sur le terrain situé 22 chemin du Vieux Chêne.
Lors des 2 réunions qui avaient été organisées par le maire en mairie de Meylan (le 12/03/2018 pour les
conseillers municipaux et le 10/09/2018 pour la Commission extra-municipale), le nombre de places
prévues avait fait l’objet de critiques, car paraissant surdimensionné.
Je me suis rendu au service urbanisme pour analyser ce permis de conduire.
Vous avez instruit le dossier par rapport au PLU. Ce projet est situé en zone UEb dans le PLU. Or il est
indiqué dans le règlement que :
« Le nombre minimal d’emplacements à prévoir est de :
B/ Zones UEb et UEb1 (Inovallée) :
4 – Constructions à usage tertiaire : 1 place par tranche de 50 m2 de Surface de plancher de la
construction (SPC) de bureaux ;
Le nombre maximal d’emplacements autorisé est de (toutes zones UE) :
1 – Constructions à usage tertiaire : 1 place par tranche de 30m2 de Surface de plancher construit (SPC)
de bureaux, si la construction est située à moins de 300m d’un arrêt de transports en commun ayant une
fréquence de passage de 10 minutes ou moins. »
La SARL Arteparc Meylan a pris en compte la règle de 1place pour 30 m² de SPC

Lors de l’instruction de ce PC, vous avez sans doute vérifié la cohérence avec le PLUI. Vous avez alors
probablement constaté un problème dans l’atlas du stationnement du PLUI. En, effet, le terrain concerné
apparaît en zone S4 (« Coeur Métropolitain – éloigné des réseaux structurants de transports en commun
et des axes Chronovélo » alors qu’il devrait être logiquement en zone S2 « Coeur Métropolitain – 500 m
autour des arrêts de transports en commun en site propre et des principales gares » ou S3 « Coeur
Métropolitain – 200 m autour des arrêts de transports en commun à forte fréquence, des lignes rapides
périurbaines ou des axes Chronovélo », du fait de la proximité des lignes Chronobus C1, de la ligne 6070
et de la Chronovélo passant le long de l’axe C1.
En zone S2, la règle est de 1 place maxi pour 50m² de SP et en zone S3 de 1 place maxi pour 40m² de
SP.
Pour les seules zones de bureaux (je n’intègre pas les surfaces liées aux autres activités), la règle de 1
place pour 30m² permet d’avoir 691 places alors qu’avec 1 place pour 40m² le nombre serait de 507, soit
une différence de 184 places.
Je vous pose donc les questions suivantes à partir de de cette situation :
1/ Comptez-vous demander à la Métro, à travers l’enquête publique du PLUI, que l’atlas du
stationnement soit corrigé et que la partie Est de notre commune située entre l’avenue du
Granier/avenue des 4 chemins et le chemin du vieux chêne soit classée en zone S3 ?
2/ Le besoin de stationnement est très important dans ce secteur avec une mixité de besoins (logements,
emplois, salle Décibeldonne, parkings relais…) et il génère de nombreuses tensions entre les différents
usagers (cf question sur Malacher Nord). Avez-vous engagé une étude globale sur le stationnement dans
ce secteur ?
3/ Vu ce déficit de stationnement, nous ne pensons pas judicieux de demander au promoteur de revoir le
nombre de places prévues. Par contre, il serait opportun dans le cadre de l’urbanisme négocié tant
promu par le PLUI et dans le cadre de la négociation sur le secteur de la salle Décibeldonne de proposer
au promoteur que ces 184 places soient mutualisées et puissent servir à d’autres usages que les seuls
besoins des salariés qui viendront travailler sur le site d’Arteparc.
Avez-vous ou allez-vous engager une négociation avec la société Arteparc pour mutualiser ces places ?
4/ Enfin, si l’on regarde les accès piétons du site vers le Nord, on se rend compte que leur
positionnement n’est pas idéal par rapport à l’arrêt de bus Les Béalières. Allez-vous revoir ce point avec
le promoteur ?

Réponse de Madame Catherine LECOEUR :

Monsieur le conseiller, vous avez posé 4 questions relatives à la problématique du stationnement sur le
site du futur Arteparc.
Pour commencer, la Ville ne compte pas demander à Grenoble-Alpes Métropole le classement en zone
S3 de la partie Est de la commune située entre l’avenue du Granier/avenue des 4 chemins et le chemin
du Vieux Chêne. En clair, avec ce reclassement, vous nous demanderiez de diminuer le nombre de
stationnements autorisés.
En tous cas, il n’est pas question de formuler une telle demande tant que l’offre en transports en commun
sur la zone n’aura pas évolué, et notamment tant que le BHNS ne sera pas en service.
En effet, cela ne manquerait pas de pénaliser plus encore les entreprises, ni de dissuader les
implantations potentielles.
Ensuite, nous n’avons pas encore engagé d’étude sur le stationnement dans ce secteur.
En effet, un certain nombre d’incertitudes demeurent, entre autres sur la relocalisation de la salle
Décibeldonne et les futurs parcs-relais du futur BHNS.
En outre, c’est un travail qui devra être conduit en lien avec la métropole, car cette étude revêt des
enjeux dépassant notre commune.
Vous me permettrez de noter que les observations que vous formulez dans votre 3ème question viennent
quelque peu en contradiction avec celle de la 1ère
.
La ville a effectivement adressé une demande à Artea en vue d’une mutualisation des places de
stationnement créées sur le futur Arteparc.
Or, pour des raisons tenant à la nature de l’activité de certaines entreprises accueillies sur ce site, le
promoteur a prévu de clôturer le site, et la gestion des accès serait relativement complexe.
Toutefois, il existe un espace réservé au Nord-Est de l’Arteparc, à l’Est de Décibeldonne. Celui-ci
représente un réel potentiel pour créer du stationnement.
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Votre dernière interrogation porte sur les accès piétons. Il n’est pas prévu de revoir ceux-ci avec le
promoteur. Ils ont en effet fait l’objet d’un travail avec la Métropole, qui en a validé le positionnement, en
tenant notamment compte de la localisation de l’espace réservé.

 

 

Atelier n°2 – Transition Écologique, Énergétique Et Solidaire

Notre ville doit se préparer aux difficultés écologiques, énergétiques et sociales que nous allons traverser et que nous traversons déjà. Ces difficultés ne sont pas des crises, c’est-à-dire des évènements singuliers limités dans le temps qui, lorsqu’ils seront terminés, nous laisserons à l’état initial, celui d’avant la crise. Non, ces difficultés sont identifiées comme des transitions, c’est-à-dire qu’on ne reviendra pas à l’état initial, nous évoluerons vers une situation différente. Il ne s’agit donc pas de faire le dos rond et attendre que la crise passe, il faut nous adapter au fur et à mesure et changer nos modes de vies, à l’échelle collective comme à l’échelle communale.
C’est l’enjeu de cet atelier plénier n°2 auquel vous êtes tous invités. Comment permettre à Meylan de s’adapter durablement aux nouvelles conditions écologiques, énergétiques et sociales. Cela passe par des choses concrètes dans notre commune… Bien sûr, le problème concerne l’ensemble de la société française, voire de l’humanité, mais à Meylan nous avons à prendre notre part.

Venez discuter des transitions écologique, énergétique et sociale.
Samedi 6 avril à 9h, Maison de quartier des Buclos – (derrière le centre commercial des Buclos)

Signer la pétition contre la destruction du LCR des tilleuls

Le maire et son exécutif ont décidé de raser le LCR des tilleuls aux Béalières. Les LCR sont des salles communales permettant aux associations et aux habitants de se réunir, autant pour des activités récurrentes que pour des évènements singuliers (anniversaires, fêtes familiales…). Ces salles LCR sont des espaces primordiaux du vivre ensemble de la commune. Pourquoi la commune en détruirait-il un ? Pour des raisons de coûts dit le maire. La remise en norme a été évaluée à 170 000 euros. Nous sommes beaucoup à penser que cette somme est surdimensionnée d’un facteur 2, mais soit… Devons-nous rappeler ici les crédits d’investissements votés au budget, non dépensés et donc annulés en fin d’année ? Plus de 6M€ en 2018, plus de 9M€ en 2017, plus de 8M€ en 2016…
Nous vous invitons à signer la pétition en ligne (gratuite), lancée à l’initiative de l’union de quartier.

http://chng.it/Qv9jg2nmcy

Réunion publique AIMEylan – Mardi 12 février 2019

Nous vous invitons à une réunion publique d’échange avec les élus AIMEylan au conseil municipal et au conseil métropolitain. Au cours de la réunion, nous présenterons et discuterons les résultats de l’enquête que nous avons menée auprès des Meylanais ces deux derniers mois.

Cette réunion se tient le mardi 12 février à 20 h 30 dans la salle audiovisuelle Mi-Plaine (en face de la place de la Louisiane)