Budget 2017; un budget sans projet

Le conseil du lundi 20 mars était principalement destiné au vote du budget 2017 : 29 666 772 € fonctionnement, 12 752 053 € investissement. Ce devait être une formalité. Ce budget en effet est très semblable aux budgets votés les deux années précédentes. Pourtant au moment du vote, 13 conseillers de la majorité , restés silencieux pendant tous les débats, ont voté CONTRE cette délibération. Avec les 7 voix des élus AIMEylan, le budget a donc été rejeté par 20 voix contre 12. Les élus « putschistes » ont quitté la salle du conseil après le vote sans donner d’explication de vote. En l’absence de quorum, le maire a donc du lever la séance. Ce budget sera de nouveau présenté lors d’un nouveau Conseil Municipal le 3 avril.

A l’issue de cette séance, nous, élus AIMEylan, ont publié un communiqué de presse.

Auparavant ils avaient donné leur explication de vote motivant leur rejet de ce budget 2017.  Vous trouverez ci-dessous la synthèse de nos interventions.

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Un budget de gestionnaire sans de vision politique

Le budget n’est pas qu’un exercice de bonne gestion, c’est l’expression des choix politiques de la majorité et d’une vision pour l’avenir de la commune. Que ce soit lors du débat d’orientation budgétaire ou lors de cette présentation du budget, ces choix ne sont pas apparus, notamment en matière d’investissement.

 

Un budget orienté vers la réduction de la dette pour la 3ème fois consécutive… au détriment d’investissements nécessaires

La seule qualité que l’on peut trouver à ce budget, comme les deux qui l’ont précédé, est de réduire la dette, après deux mandats dispendieux de MC Tardy, où la dette de la commune avait été multipliée par 2,5 en 12 ans.

Certes, ces efforts de réduction de la dette ramènent Meylan dans la moyenne nationale mais au détriment des investissements. Or, de nombreux équipements meylanais sont vieillissants et nécessiteraient d’être rénovés. Lors de la campagne électorale de 2014, le programme de la liste AIMEylan faisait la proposition qu’un gymnase et qu’un groupe scolaire soient rénovés au cours du mandat. A mi-mandat nous n’avons toujours pas connaissance du Plan Pluri-Annuel d’Investissement. Le même JC Peyrin adjoint aux finances qui exhorte la Métropole quelques jours plus tôt en séance du conseil métropolitain à investir plus, réduit les investissements communaux au minimum.

La majorité continue de défendre son projet de regroupement des trois crèches dans l’ex-école des Buclos. Aucun projet alternatif à ce scénario n’a été étudié (comme par exemple la  rénovation de l’actuelle crèche des Buclos, l’accueil de la crèche des Fauvettes et des Tamiers au centre de Bérivière).

Concernant le projet de Malacher Nord, la Métropole a proposé une répartition des investissements entre la Métropole et la commune. Mais aucune somme n’est prévue au budget de la commune pour 2017.

Depuis 3 ans, l’ensemble du bénéfice communal est consacré au remboursement de la dette : 3 M€ au budget 2017. Les élus AIMEylan ont proposé une affectation différente de cette somme : 1M € pour le remboursement de la dette, 1,5 M€ pour des rénovations lourdes et 500 k€ à verser au budget de fonctionnement.

 

L’échec de l’augmentation de la population.

En favorisant la spéculation financière des promoteurs et les arrangements entre amis, que même la justice a condamnée, au détriment de l’accueil de familles à Meylan, la politique menée par la majorité actuelle est un échec se traduisant directement dans les recettes fiscales de notre budget.

 

Des inquiétudes sur la masse salariale

Le transfert de compétences à la Métropole, s’est accompagné du transfert de personnel de la mairie. La masse salariale de la commune aurait dû baisser, ce qui n’est pas le cas…

D’autre part, nous avons fait part de notre inquiétude en voyant augmenter le budget pour les personnes non titulaires. Quelles sont les nouvelles missions temporaires qui justifient ces emplois en CDD ?

 

Une politique non durable

Ce budget est minimaliste pour le logement social. C’est une faiblesse de notre commune en termes de droit mais aussi de solidarité. Nous avons proposé d’investir dans les logements publics aidés en complément des investissements métropolitains sur notre commune. Cela améliorera les projets, leur intégration dans la ville, la qualité de l’habitat. Cela ne fera pas porter aux seuls nouveaux habitants de l’habitat privé le poids  financier de la construction sociale.

Le chantier sur la tarification sociale de la commune est au point mort depuis 3 ans alors qu’il avait généré des effets vertueux sur les recettes, comme sur les services. Il est toujours à l’arrêt malgré la promesse de le relancer.

Concernant le financement des associations, la politique est trop clientéliste. Nous avons proposé des contrats pluri-annuels avec les associations avec des critères clairs, discutés et partagés. C’est dans ce contrat écrit que prend place le subventionnement public.

 

En conclusion

Ce budget 2017 est orienté essentiellement vers la réduction de la dette et néglige les investissements qui seraient nécessaires à la rénovation/construction des équipements publics. Il n’intègre pas le transfert des compétences à la Métropole et refuse de s’atteler au problème crucial du manque de logements sociaux sur la commune.
Nous voterons contre ce budget.