Déclaration en conseil municipal sur la condamnation de Mme Tardy

Après la démission et la condamnation de Mme Tardy, comment retrouver la confiance ?

Notre mandature sera marquée par un fait majeur : la condamnation le 5 avril dernier de Mme Tardy, maire depuis 2001 et réélue maire en 2014. Elle a été reconnue coupable de prise illégale d’intérêt. Le tribunal a prouvé qu’elle avait usé de son pouvoir de maire pour favoriser le cabinet d’architecte de son mari dans des opérations immobilières à Meylan. Elle a donc été condamnée à 18 mois de prison avec sursis, à 20 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité tandis que son époux, également reconnu coupable de recel de prise illégale d’intérêts, était condamné à un an de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende.
Madame Tardy, après avoir nié les faits pendant toute la durée de l’instruction judiciaire, ainsi que le jour de l’audience, a décidé de ne pas faire appel. Le jugement est ainsi définitif.

C’est un fait unique dans l’histoire de notre commune et les condamnations pour manquement à la probité sont peu fréquents à l’échelle de notre territoire, voire de notre pays.

Nous voudrions saluer le courage des quelques élus de la majorité du précédent mandat qui ont dénoncé les pratiques illégales de la maire, Madame Tardy, à commencer par son premier adjoint de l’époque. Ils ont été l’objet de représailles violentes de la part de Madame Tardy et ont été mis au ban de la majorité de l’époque.

Les élus de l’opposition, pourtant régulièrement malmenés par Madame Tardy lorsqu’ils s’interrogeaient sur l’opacité de certains dossiers, se sont cependant abstenus de prendre position, à la fois pour respecter la présomption d’innocence et parce qu’ils estimaient que c’était à la justice de faire son travail.

C’est ainsi que lors de la dernière campagne en 2014 lors des élections municipales, la liste AIMEylan n’a jamais exploité le fait que Madame Tardy, candidate à la mairie faisait alors l’objet d’une instruction judiciaire.

Mais la condamnation d’un élu, premier édile de sa commune qui, de par la loi, doit être au service de l’intérêt général, est d’une extrême gravité et ne saurait être passée sous silence.

Pourtant, à ce jour, nous attendons toujours un communiqué de notre nouveau maire, condamnant clairement le comportement de Madame Tardy et donnant l’assurance à nos concitoyens que tout serait mis en œuvre pour restaurer la transparence dans la gestion de la commune, transparence garante de la démocratie locale et de la confiance des Meylanais.

Non, rien, aucun communiqué et beaucoup d’élus ce soir au conseil municipal qui ont soutenu jusqu’à l’aveuglement notre ancienne maire continuent de faire comme si rien ne s’était passé, à commencer par vous Monsieur le Maire. Combien de fois avez-vous rappelé votre soutien à Madame Tardy en séance de conseil municipal ?

Vous avez été soit dupés, soit complices.
Si vous avez été dupés, il est urgent que vous exprimiez publiquement une reconnaissance et une condamnation des faits. Sans ce courage et cette dignité, votre place n’est plus dans ce conseil.
Si vous connaissiez les faits et que vous vous êtes tu, vous êtes complices, et votre place n’est plus dans ce conseil.

Alors cette page sombre sera tournée,
alors Madame Tardy sera empêchée d’influencer les élus qu’elle a mis en place,
alors peut-être, les Meylanais pourront retrouver la confiance en leur conseil municipal.

Démocratie minimaliste à Corenc et à Meylan

Communiqué des présidents des groupes AIMEylan et Corenc à Vivre

Démocratie minimaliste à Corenc et à Meylan

C’est un véritable coup de force que mènent les maires de Meylan et de Corenc contre la Démocratie au sein même de leurs conseils municipaux respectifs. L’un comme l’autre veulent rendre impossible l’expression des élus minoritaires. Après avoir tenté de faire jouer à l’opposition un rôle de figuration, ils veulent désormais la réduire au silence.

Et les deux maires n’hésitent pas sur les moyens !

En 2016 ils prennent l’initiative de réunir leur Conseil à minima … soit une fois tous les trois mois. Ce qui est conforme à la loi, qui exige la tenue « d’au moins un Conseil par trimestre », mais contraire à une bonne, saine et démocratique gestion communale.

A Meylan et Corenc les commissions municipales sont mises en sommeil et ne se réunissent quasiment plus. Les groupes de travail annoncés en Conseil ne sont pas mis en place. A Meylan, le Comité local sécurité et prévention de la délinquance ne s’est pas réuni depuis 2013! Quant l’information des élus, elle est inexistante à Corenc ou délivrée le plus tardivement possible à Meylan.

Les atteintes à la démocratie sont légion dans les deux communes.

A Corenc, le maire met fin brutalement à un Conseil municipal pour ne pas avoir à répondre à des demandes légitimes d’explications (31 mars 2015) puis il annule le Conseil programmé le 12 mai 2015 … sans explications ! Le conseil municipal de Meylan programmé le 23 mai a été annulé.

A Meylan (janvier 2016) comme à Corenc (avril 2015 et janvier 2016) les maires n’hésitent pas à censurer les tribunes des groupes d’opposition dans leurs journaux respectifs.

A Corenc, le maire interdit aux élus d’opposition l’accès aux services de la mairie, sans son autorisation écrite. A Meylan, les demandes aux services doivent être faites par l’intermédiaire du cabinet.

A Corenc, le maire veut limiter à 30 minutes le temps d’expression de l’opposition.

Mais jusqu’où ces élus iront-ils dans leur volonté de museler l’opposition et de bafouer la Démocratie ?

Philippe Cardin et Claude Francillon

27 mai 2016

Meylan-Corenc

MC Tardy est condamnée à 18 mois de prison avec sursis, 20000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité

Communiqué du groupe AIMEylan,
groupe d’opposition au conseil municipal de Meylan,
rassemblement citoyen de gauche, de l’écologie et du centre.
6 avril 2016

Le tribunal correctionnel de Grenoble a reconnu, ce mardi 5 avril 2016, Marie-Christine Tardy coupable de prise illégale d’intérêts. L’ancienne maire de Meylan était accusée d’avoir favorisé le cabinet d’architecte de son mari dans des programmes immobiliers menés sur la commune de Meylan. Elle a été condamnée à 18 mois de prison avec sursis, à 20000 euros d’amende et à une peine d’inéligibilité de cinq ans.

Son époux, reconnu coupable de recel de prise illégale d’intérêts, a été condamné à un an de prison avec sursis et à 20000 euros d’amende.

Quelques élus de la majorité de l’époque avaient eu le courage de dénoncer publiquement les pratiques illégales du maire. Mais la plupart  avait préféré fermer les yeux et pour nombre d’entre eux même choisi de se faire réélire sur la liste conduite par Madame Tardy lors des dernières élections municipales en 2014. Ceux-ci vont-ils persister dans le déni ? Ce jugement vient nous rappeler que l’impunité n’a pas sa place dans un état démocratique et que nul n’est au-dessus des lois. Un avertissement pour l’équipe de la majorité actuelle à laquelle nous demandons de mettre fin aux pratiques opaques et clientélistes qui sont trop souvent de mises sur la commune :

  • fausse adresse du maire,
  • entreprises des époux d’élus travaillant pour la commune,
  • utilisation opaque de la voiture du maire…

Avec la condamnation des époux Tardy, une opération d’assainissement des pratiques s’impose pour avoir des élus au service des Meylanais.

Question sur l’avenir de PLM?

Est-il normal que le lancement de la procédure de changement de zonage de la parcelle dite « PLM » se fasse à la Métropole (cf délibération jointe) sans aucune discussion au conseil municipal, ni même en commission d’urbanisme de Meylan?

PLM1 PLM2

Réponse en conseil: Oui, c’est normal!

Quel mépris dans cette réponse qui nous en dit long sur la majorité qui refuse toute discussion et mêm l’information au conseil municipal!
Depuis le conseil du 21 mars, une commission urbanisme spéciale dédiée au projet a été organisée le vendredi 25 mars.